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    Pour Paniss et pour tous les amoureux du train, voici la belle machine vietnamienne qui vous procure de très grandes vibrations durant toute la nuit entre Hanoi et Sapa...

     


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    Pendant que le barman de Calipso et patron de Zonaires éditions se promène en train, vélo ou bâteau dans le sud-est asiatique, Désirée Boillot rame dans Paris pour promouvoir son roman "Double issue" publié récemment chez l'éditeur ci-dessus nommé.

    Pas de raison de s'en faire car Désirée Boillot annonce que les bouchons de Champagne sauteront le mercredi 2 avril 2014 à partir de 19 heures à la librairie Le tumulte des mots, 6 rue Rochechouart, Paris 9è (métro Cadet). Ce rendez-vous sera suivi d'un pot, assorti d'un buffet chez l'auteure.

    N'hésitez pas à venir avec des amis car la librairie est grande et les bouteilles de Champagne nombreuses.

    A bientôt

     


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    Bons baisers de Moscou 

    Votre barman est en route vers le soleil levant à bord du Tanssibérien.

    Le café reste bien sûr ouvert.


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    Jacques Flament et les éditions du même nom ont trouvé l'ambiance du café fort agréable au point de nous demander un petit coup de pouce pour leur appel à textes intitulé "Leitmotive, opus 2".

    Je ne connaissais pas cet éditeur avant de lire une de ses dernières publications "Au p'tits bonheurs malchance" le très bon recueil de nouvelles de Dominique Guérin. Il suffit de faire un tour sur le Forum du Cercle Maux d'Auteurs et de lire l'histoire de cette publication, les messages de félicitations et les chroniques enthousiastes des uns et des autres pour être assuré que l'éditeur sait faire de bons choix.

    Pour découvrir les caractéristiques de cet appel et les modalités de participation se rendre sur le site Leitmotive 
    A noter que les deux phrases figurant sur la photo ont un rapport direct avec la proposition…

    


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     Le barman se fait la belle en bateau ou bien en train par ici

     


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    IMG-5131bis.jpgIMG-5142bis.jpgIMG-5146bis.jpg 

    malgré les œillères, les souricières
    malgré le cirque médiatique, le divertissement mécanique
    malgré le nombril trépidant du tueur, le rayonnement haché de la mitraille
    malgré les soldats angéliques affamés de chair et de sang
    malgré les avions dans le ciel et le sommeil brûlé par les bombes
    malgré le chagrin et la peur à la tombée du jour
    malgré la clarté douloureuse de l'aube
    malgré toute cette détestation
    il faut bien continuer à ouvrir les fenêtres
    cheminer d'un point à un autre, de l'un à l'autre
    s'attarder au bord d'une fissure
    angles de vue, carrefours de vie

     


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  • Tickson image

    Pour lire cette nouvelle, merci de laisser un message dans les commentaires ; 

    il sera transmis à l'auteure.


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    Le soir tombait. Il était à la fenêtre de la chambre d'hôtel à regarder les trains en partance. Une brise tiède soufflait.

    Elle était allongée sur le lit et venait de terminer un livre. Elle était transportée.

    Il n'avait pas besoin de tenir un carnet de voyage, il savait que sa mémoire était capable de toutes les inventions.


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    Elle n'est resté qu'un petit moment au café mais cela lui a suffit pour lui donner envie de nous laisser une trace de son passage. Son poème, dédié à notre dernier "transit" mérite sa place au menu du jour. Merci Noémie.

      

    Sur le quai d'une gare

    Des visages froissés sur le quai d'une gare

    Quand la nuit s'évapore au petit matin gris

    Des serments, des adieux, des rires et des cris

    D'une foule pressée, en ce bruit, qui s'égare.

     

    A l'approche du train, des baisers échangés

    Des sanglots et des pleurs, de cruelles ruptures

    Le murmure des mots pour panser les blessures

    Lorsque l'âme se blesse aux rêves effrangés.

     

    Dans la foule, une femme au sourire qui passe

    Ondoyante et gracile en sa robe d'été

    Laisse sur son passage, en ce lieu tourmenté

    L'ivresse d'un parfum, quand son ombre s'efface.

     


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  • C’est une variation sur le thème " Transit " que nous propose aujourd’hui Jacques Lamy.

     

    Le Dernier Mouvement...

    Ils étouffaient, pleuraient, gémissaient et imploraient. Certains ne disaient rien dans leur désespérance...

    Lui, les yeux demi-clos, survivait de musique : "la-la-la-la-la-la-la-la-lala-la-la-la-la-la..." L'Hymne à la Joie de son cher Ludwig ! Ah ! Le chœur du final : "l'Espace est envahi de voix, pleine ferveur, au soutien de l'orchestre en toute son ampleur, chaque humain tend la main pour prendre une autre main. Lors, sur un cri d'amour le mouvement prend fin..."

    Lorsqu'il abordait ce passage, il repensait, en rageant, aux jeunes loups de l'orchestration, mutant, à son avis, la douce action de grâce en une charge de cavalerie légère. Il pestait : "ce grand fou de Werner !"

    Cascadent les essieux aux passages d'éclisses, les corps pressent des corps, des têtes s'entrechoquent, quelques mains en grappin agrippent les voisins...

    Le crissement des rails exaspère l'esprit.

    L'air est conçu de feu et grille les poumons. Les odeurs échauffées de sueurs et d'urines en milieu confiné font un poison mortel pour qui s'écroule au sol. Êtres agonisants que le wagon bascule...

    Des rigoles acides sillonnent son visage, lui brûlent les paupières, mais il reste debout : "la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la...", mais il survit toujours...

     

    Un monde fantomatique s'anime dans une évanescence grise.

    " Relevez la très vite ou elle va mourir !" Bousculade, cris, pleurs, la mère est présentée à l'air chaud du dehors, la bouche ouverte heurtant l'orifice barraudé..." ...chaque humain tend la main pour prendre une autre main..."

    Werner, ce jeune chef d'un orchestre autrichien, il l'a bien revu, un instant sur le minable quai d'embarquement de la gare de VILLACH près de la frontière austro-italienne, en uniforme de la Bundeswehr, au grade d'Oberlieutnant, en tant que chef de ce convoi.

    C'est toujours le grand blond aux yeux "de ciel d'été".

    Ils s'étaient durement agressés autrefois, car lui, Yachem Vernicht, reprochait à ces jeunes leurs esprits révoltés, interprétant la vie en actes doctrinaires, transformant à l'orchestre la mélodie des dieux en cris de liberté ! Werner avait âprement et passionnément défendu sa thèse musicale novatrice, déférent toutefois à l'égard du vieux Maître.

    Yachem se rappelle cet accent germanique, la rudesse atténuée de mélodie latine, originaire du Tyrol Oriental.

    Ils viennent de se voir sur le quai de VILLACH. De leurs regards croisés, ils se sont reconnus. Le masque impénétrable de Werner a saisi l'âme frissonnante du vieux Yachem Vernicht.

    " À boire par pitié", un tuyau d'arrosage rassérène un instant.

     

    REUTTE, dernière étape avant la Germanie... La chaleur accablante annihile l'espoir. S'ouvre la porte en bois de ce wagon putride avec brutalité. Les déportés sont muets, inquiets, tétanisés !

     

    Un nom brutalement cité, laisse sans réaction. "Yachem Vernicht" est de nouveau hurlé ! Dans le wagon un mouvement, des gens s'écartent : Yachem paraît étonné, ébloui, étourdi.

    Sur le quai délabré, des hommes armés attendent. Werner est là, botté, les jambes écartées et les mains dans le dos, lunettes de soleil et casquette abaissée. Werner attend Yachem. Les déportés sont muets.

    " Approche !" Une gifle soudain fait tituber Yachem. Un cri d'horreur a jailli du wagon. La lourde porte est alors refermée.

    " Avance !" Yachem est bousculé par le seul Werner. Ils se dirigent ensemble vers l'orée du bois. Ils disparaissent presque à la vue de la troupe. Une cahute en bois se dresse à quelques pas. Werner pousse Yachem sans ménagement.

    On entend le souffle mat des pistons de la locomotive, le battement des clapets et le claquement des soupapes de rejets. Des écharpes vaporeuses masquent les flancs de la machine avec un chuintement de regret.De la voie on entend un hurlement de rage, un ordre de Werner issu de la cahute : "À genoux, ordure !"

    Un garde, d'un air dégoûté, dit aux autres : "il en a trouvé un, comme à chaque voyage, d'ailleurs... La dernière fois c'était un grand-père et son petit-fils !" Il secoue la tête, plein d'incompréhension... Un coup de feu retentit. Un jeune soldat vomit sur les boggies...

     

    Dans cet abri, Werner, le revolver fumant en main, des traces de plâtre sur l'uniforme, se précipite : "levez-vous Monsieur Vernicht, il me fallait donner le change..."

     

    Yachem ouvre les yeux, sortant d'un effrayant et bien trop long cauchemar. Il se précipite sur Werner et le serre très fort dans ses bras : "...chaque humain tend la main pour prendre une autre main..."

    Deux hommes de type sémitique les surprennent par l'ouverture arrière de la cahute, en civil, pistolet mitrailleur au côté. L'un d'eux sort un poignard, pratique une légère estafilade sur son propre bras, essuie le sang sur l'uniforme de Werner. Les "partizans" ne disent mot...

    " Vous suivrez leur filière et vous irez en Suisse, Monsieur Vernitch, car..., je suis un musicien avant d'être un humain."

    Yachem, les larmes aux yeux, déclare à son sauveur :

    - " Il est splendide votre dernier mouvement de la neuvième, cet immense cri de Liberté,... Maître !"

    La locomotive siffle, trois fois de suite.

    L'Oberlieutnant Werner, se redresse et salue. Son ombre s'agrandit en grignotant le sol, silhouette hors mesure sous un Soleil couchant.

    "...chaque humain tend la main pour prendre une autre main..."

    Jacques LAMY


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