• Vu en ville

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        Au coin de la rue l'aventure artistique...


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  • Jour de brocante en ville

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    Je vous écris du musée de la Résistance à Grenoble où la mémoire des exilés chiliens reste vive quarante ans après le coup d’État…

     

    Un homme est exhumé pour le reste de ses jours

    Il sort avec un morceau de son corps

    Pour vivre de l’autre côté du monde

    Là, où il peut entendre la voix de ses morts.

    Il commence par regarder cette terre inconnue

    Qui s’effrite entre ses doigts

    Où ses pas disparaissent lorsqu’il marche

    Les années passent. L’homme continue à vivre avec ce qui reste

    De son corps et de son âme.

    Et de sa fenêtre il retourne

    À sa propre fenêtre

    Comme s’il cherchait une région où vivre.

     

    Extrait du poème « Exhumé » d’Efrain Barquero, du corpus « Femmes sombres »


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  • je-vous-ecris-de-08.jpg

     

    Je vous écris de la ligne de front, juste après avoir serré la main de nos ennemis. Après toutes ces années de guerre sans merci, nous nous retrouvons hélas à court d’hommes, de munitions et d’avancées décisives, aussi avons-nous éprouvé le besoin d’une suspension des hostilités. Il n’y a aucune honte à cela et n’allez surtout pas croire que nous soyons résignés à perdre nos valeurs et à parler la langue des vaincus, non, nous allons simplement en profiter pour redéployer nos hordes, renflouer mille galères, emmurailler nos frontières, doper les cracheurs de feu, galvaniser les empoisonneurs, multiplier les souricières et s’il le faut réveiller nos morts. Allons mes chers compatriotes, il ne sera pas dit que les forces vives de la nation se font du mauvais sang…

     


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  • je-vous-ecris-de-09.jpg

     

    Je vous écris d’une gare incertaine, perdue dans une coulée du temps. Pas un souffle ne vient brouiller la rumeur métallique des rails. Quelques voyageurs attendent qu’un train sorte du ventre de la nuit. Ils n’échangent pas le moindre mot et il est inutile de chercher à deviner ce que fixent leurs yeux. Les images du passé sont verrouillées, cependant les corps rongés de balafres poursuivent leur travail de mémoire.  La frontière n’est pas loin mais personne ici ne songe à emprunter les chemins de fuite. Seule semble compter l’espérance de se maintenir dans le flot de la vie.

     


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  • Chantoizeau2.jpg

     

    Je vous écris du chemin de Chantoizeau où les merles persifleurs se taisent à mon approche. C’est un chemin creux abrité de lourdes frondaisons qui se rient de la lumière. Seules quelques flaques s’éclaboussent de soleil. Dans la boue séchée se grave le pas des chevaux. J’écoute dans le silence troublé d’insectes, les souvenirs d’enfance. La pêche aux gardons dans l’étang tout proche, les ballades avec le curé en vélo et mes mollets de coq lacérés d’orties par les gamins cruels. Et aussi le jeu de cache-cache pour débusquer les amoureux. Cher chemin où j’exerçai mes vers présomptueux, la besace pleine de noisettes parfumées, tu es resté immuable dans ma mémoire et dans celle des fées.

    Claude Romashov


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  • Rue 01Rue 02Rue-03.jpg

     


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  • Fleurs.jpg

     

    Je vous écris d'un jardin exubérant, à quelques kilomètres de Palerme, où poussent des bananiers généreux, des hibiscus à coeur rouge, des frangipaniers et des plantes rares comme le jasmin de nuit. Je me souviens par le passé d'avoir entendu parler de ce jasmin que l'on nomme Cestrum nocturnum, sans que jamais l'occasion me soit donnée de respirer ses fleurs. Or cette nuit elle est là, sur ce chemin qui mène à la maison de Gabriella, dans cette allée où les fleurs attendent la nuit pour s'ouvrir en grappes blanches, et leur parfum subtil est une incitation au voyage.

    Je respire et déjà, je forme le vœu de revenir.

    Merveilleux jardin. Lieu de tous les délices où le jasmin de jour m'attend demain matin.

     

    Désirée Boillot 


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