• Le nouveau roman d'Alain Emery

    Le nouveau roman d'Alain Emery

     

    Voilà, j'ai le plaisir de vous le présenter, il s'appelle Silex. Il est né aux éditions Zonaires et je le trouve beau comme tout. Je ne sais pas s'il est le trentième ou le trente-deuxième, et je m'en fiche. Il est le petit nouveau. Une carte de plus posée sur le château que je bâtis depuis des années, avec autant de patience que de gourmandise. Le plaisir, je m'en rends compte, n'a rien perdu de sa force. Ce soir, j'ai vingt ans, comme à chaque fois. Vous n'imaginez pas la chance que j'ai… Merci à tous… 

     

    E X T R A I T S

     

    Le nouveau roman d'Alain Emery

     

    " Au réveil, je suis allé jusqu'au promontoire. La lumière déclinait déjà et la plaine, comme un velours caressé à rebours, s'était assombrie. Au-dessous de moi planaient quelques vautours et le soleil - qui ruisselait sur l'os bleu des montagnes - les effleurait, comme on souffle sur de fins éventails de nacre. J'aurais voulu comprendre comment de telles abominations pouvaient survenir en de pareils paradis mais je me suis souvenu que, la plupart du temps, nous n'avions pas le choix, qu'il était dans notre nature de réduire en cendres ce qui nous était donné. "

     

    Le nouveau roman d'Alain Emery

    "J'ai ouvert la fenêtre et la nuit qui s'y faufile à présent semble imprégnée de fer. La montagne est une griffe mauve et les nuages, qu'on croirait de braise, s'y éventrent en grognant. La forêt a tiré autour de moi d'impénétrables traits d'encre et sur le lac se reflètent les rares étoiles. Que je le veuille ou non, c'est le moment de convoquer les morts." 

     

    SILEX d'Alain Emery à commander sur www.zonaires.com 

     


  • Commentaires

    1
    Joël Hamm
    Vendredi 19 Octobre à 22:37

    Roman  bref mais d'autant plus efficace. Je viens de le lire d'une traite, sans pouvoir le lâcher, pris autant par le langage du narrateur, "héros" du roman, que par les événements de l'histoire.  L'individu, border-line, légèrement psychopathe et quelque peu sentencieux, à mon avis, est  éclairé (en lumière noire) par le style à la fois imagé (poétique) et fluide d'Alain Emery. Un style qui colle parfaitement avec le profil psychologique du personnage. L'introspection menée par ce dernier ne nous le rend pas sympathique et pourtant on s'attache à son monologue désenchanté. L'écriture sait aussi donner à la contrée inhospitalière où l'action se déroule des aspects fantasmagoriques et menaçants. On y rencontre des personnages sauvages et violents,  dont on découvre peu à peu les liens délétères. Ce récit est un conte noir comme on peut en raconter aux grands enfants que nous sommes. En résumé, ne le ratez pas !

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