• Le bal des 500, bouquet final

     

    Mes vertes années
    Paroles de Louis Delorme
    Musique et interprétation : Serge Bastille

    Pour le " bal des 500 ",  plus d'une quinzaine de personnes ont apporté leur amour des mots et des arts, sous forme de poèmes, nouvelles, textes courts et même chansons et peintures. Qu’elles en soient toutes félicitées pour leur indéniable talent. En effet, ce fut pour moi un plaisir et un honneur de présenter leurs œuvres qu’elles ont bien voulu me confier l’espace d’un instant.A leur tour, donc, Johanne Hauber-Bieth, Irène Devaux, Yvonne Oter, Sylvie Wesley, Yvette Bonnaric, Claude Romashov, Arlette Homs, Franck Garot, Danielle Hymbert Zenaïdi, Jean-Pierre Michel, Louis Delorme, Colette Rigoulot, Jacques Charlier, René Lallement, Martina Scanavinovich et Ana Surret, tous, m’ont chargée de remercier, en premier, Patrick l’Ecolier, le très sympathique barman du Café littéraire CALIPSO, qui a fait un travail remarquable de mise en page, ainsi que tous les commentateurs, des esthètes sensibles à la saveur des mots, à la musique et à la peinture, mais sachant également apprécier l’humour. Encore un grand MERCI à TOUS !

    *Les textes des poètes, accompagnés des commentaires, paraîtront dans les revues que dirigent certains poètes passés sur CALIPSO.

    Suzanne ALVAREZ

       


     

    Le caprice de la rose

    La Rose, un beau matin, ne voulut plus séduire.

    Elle décida lors de ne plus sentir bon !

    "Cela ne suffit guère, encor faut-il réduire

    L’éclat de votre mine... ou rayonne un beau ton !"

    Fit remarquer le lys en admirant la belle ;

    Lui, se trouvant si beau, prisant sa propre odeur,

    Ne pouvait pas comprendre, à la fin, la rebelle.

    "Pourquoi cette lubie à vouloir la tiédeur ?

    Décidément, Madame, où part votre jugeote ?

    Vous aurez bien le temps d’avoir vilain aspect

    Quand vous vous fanerez, que vous serez vieillotte...

    Votre soudain tracas me semble un peu suspect !"

    "C’est qu’à trop plaire, hélas, l’on n'est jamais tranquille"

    Lui répondit la rose, "et moi, je veux la paix !"


    "Tout ce bruit fait pour moi me déplaît, m’horripile.

    Aujourd'hui je dénonce un chagrin vil, épais,

    D’être toujours la reine, ici-bas, que l'on coupe

    Car je parle d’amour, parfois de passion,

    Lorsque je me retrouve en vase, en pot, en coupe !

    À moi, vient-on parler rempli d’émotion ?"

    Le lys, compréhensif, plaignit la demoiselle ;

    Lui qui, pour secourir, était toujours dispos,

    La regarda de face et, se penchant vers elle,

    D’une voix de stentor, lui lança ces propos :

    "Vous devriez savoir pourtant que cœur de femme

    Pour réjouir un homme a besoin d’être ému !

    Si l’homme use de vous pour déclarer sa flamme

    C’est que tout votre éclat, par le monde, est connu !"

    Épilogue

    C’est ainsi que la fleur, de toutes, merveilleuse,

    Flattée à l’évidence oublia son chagrin :

    Son rôle était de plaire en fragrance enjôleuse ?

    Son parfum, sur-le-champ, s’exhala souverain !

    Johanne Hauber-Bieth

    Extrait du recueil " En Cueillant le Jour "

     

     

    Espace...


    Espace...ô liberté de nos premiers matins

    Ouvrant sur l'infini du rêve et du mystère,

    Tes volumes sont pleins de vides et de terre

    Se révélant parfois si proches et si lointains.

     

    Une étoile s'allume au fond des cieux éteints

    Pour éclairer, la nuit, l'Univers planétaire

    Ton ombre s'alourdit et puis...se désaltère

    A l'aube qui se lève en robe de satin.

     

    Dans ton silence vague où notre âme se grise

    Nous cherchons un écho...mais la raison s'épuise !

    Pèlerins sans boussole, explorant "tes chemins",

     

    Nous sillonnons le ciel, de nos vaisseaux sans ailes...

    Existe-t-il un monde ignoré des humains

    Où le Temps tisse encor...des heures éternelles...

    Irène Devaux

     

     

     

    Lisa.

     

    Il cueillit la première pâquerette du printemps. La plus nouvelle, la plus belle, la plus fraîche. Il surveillait sa prairie depuis des jours, voyait se développer les premières feuilles, puis pousser la fine tige fragile poussant son bourgeon innocent vers la lumière encore timide du soleil engourdi. Il guettait l’éclosion des pétales chiffonnés en attendant leur réel épanouissement. Chaque midi, il prenait un apéritif de senteurs printanières en se penchant au ras de l’herbe en renouveau et humait un bouquet d’effluves grisants portés par un léger souffle coquin.

    Il cueillit la première pâquerette du printemps dès sa floraison. Ses pétales bleus rappelaient parfaitement le bleu des yeux de Lisa et son arôme végétal, de citron vert mêlé d’une pointe de musc, semblait le parfum même de la peau de Lisa. Sa souplesse reflétait parfaitement la grâce de Lisa quand elle dansait nue dans la lumière du premier matin. Sa corolle ébouriffée était la chevelure de Lisa décoiffée par l’ardeur de son amour. Sa fraîcheur et sa beauté dénotaient les quinze ans de Lisa. Sa fragilité était celle de Lisa lorsqu’elle s’abandonnait entre ses larges mains d’homme. Les perles de rosées ayant survécu aux rayons de lumière n’étaient que le pâle reflet des larmes de Lisa lorsqu’elle était repartie à la fin des vacances. Et le vent s’élevant en une brusque bourrasque ne donnait qu’une vague idée du désespoir que son départ avait provoqué dans son cœur vierge d’homme mûr qui y avait tellement cru et se retrouvait esseulé au milieu de sa prairie désertée.

    Il froissa la première pâquerette du printemps entre ses larges mains brutales, veillant à ne laisser intacts aucun des pétales bleus, essuyant leur parfum fruité et musqué sur son pantalon de toile, frottant, frottant, frottant, pour effacer Lisa.

                   Yvonne Oter, septembre 2009




    Partir

     

    Partir un soir d’avril sans esprit de retour,

    Fuir loin des bruits épars de la ville éternelle,

    Bercé par le chant pur qu’un zéphyr troubadour,

    Arpège à fleur de ciel, de gamme en ritournelle

     

    Lorsqu’à l’ancre du cœur qui chavire, éperdu,

    Se meurent les espoirs, fragile épithalame,

    Aux confins de l’oubli sombre un bonheur perdu

    Qu’un vent d’incertitude a consumé la flamme.

     

    Partir sans contempler les moires du couchant

    Nimber l’or des coteaux d’une brume opaline,

    Chaviré de senteurs, d’effluves s’épanchant

    Sous le souffle vermeil de l’azur qui décline,

     

    Lorsqu’au bleu du regard où l’eau s’unit au feu,

    S’embrase un souvenir éveillant une alarme,

    A l’heure des regrets, ne brûle qu’un aveu,

    Au point de non-retour, ne brille qu’une larme.

    Sylvie Wesley

     



        Quand un rire d'enfant

     
        Quand un rire d'enfant éclaire un pur visage
    ,
        Quand une aube d'avril naît au chant des oiseaux,
        Quand la brise odorante argente les roseaux,
        Mon esprit refleurit comme dans son jeune âge.
     
        Quand la vague amoureuse épouse le rivage,
        Quand un chien confiant approche son museau,
        Quand la blondeur des blés se pare de gerzeaux,
        Mon être rajeunit jusqu'à l'enfantillage.
     
        Car mon âme a besoin de la simple beauté,
        De l'intime splendeur, d'un geste de bonté,
        D'un reflet de soleil sur l'eau vive et riante.
     
        Et le givre éclatant d'un amandier en fleurs,
        L'arc en ciel d'un amour, après le temps des pleurs,
        Désaltèrent mon cœur d'une onde irradiante
    .

                                    
                                  Yvette Bonnaric

     


     

    Des perles d’ambre

     

    Ils avançaient dans la nuit sans étoiles. La journée avait été étouffante et le soir n’avait guère apporté de fraîcheur. L’ombre bleue noyait la végétation qui se raréfiait à mesure qu’ils grimpaient. Elle essuya la sueur de son visage, voulut reprendre son souffle mais les rudes montagnards ne ralentissaient pas leur marche. Ils savaient exactement où mettre leurs pas, sauter sur les pierres des torrents, trouver le sentier qui évitait de longs détours. Ils avaient rempli leurs musettes au dernier village. Un village de pierres sèches et de terre battue, pratiquement désert. Ils s’éclairaient à la lampe électrique. Il fallait être discret, éviter le moindre bruit. Les parfums de la garrigue lui remontaient aux narines. Elle respira profondément les odeurs de thym, de ciste et de verveine. Toutes les plantes sauvages qui évoquaient le soleil, la terre aride et le sel de la méditerranée. C’était une fille née sur le sol aride de Provence au hasard des pérégrinations des siens.

    Ses doigts s’enroulaient autour des perles de son sautoir. Un collier qui l’accompagnait depuis l’enfance. L’ultime cadeau de sa mère. Elle qui avait traversé une partie de l’Europe pour terminer sa vie à l’hospice des Filles de la Charité, victime de la grippe espagnole. Ce collier sans grande valeur était un cadeau transmis à travers le temps, à travers le voyage qui était leur raison d’être. Il dégageait des effluves d’ambre jaune et gris. Gris comme les sécrétions de l’estomac des baleines, lui affirmait son père quand elle était gamine. Elle aimait le porter car il était à la mode de ces années là. On la complimentait sur l’effet qu’il produisait sur sa petite robe noire. Les amants y coinçaient leurs doigts gourds avant d’effleurer sa chevelure de cendre blonde et plonger leurs yeux dans son regard pervenche. Elle aimait cela comme elle aimait la frivolité de ces années d’après guerre. Le sang de ses ancêtres bohémiens courait dans ses artères et dans son âme aventureuse. Elle aimait l’odeur des ports de la musique du vent dans les mâts des bateaux. La spirale enivrante du voyage. Elle avait offert sa solitude aux hommes de passage et toujours, le collier était là, comme un animal domestique qu’on caresse machinalement, une dernière attache quand on se retrouve seule au bord d’une route semée d’embûches. C’était bon les soirs de spleen de respirer son odeur si entêtante. Une odeur qui ne la lâchait jamais. L’odeur piquante du flacon des sorcières qui était la continuité de son histoire familiale. Bribes de chants, couleurs chatoyantes des châles, beauté de sa jeunesse jetée aux quatre vents.

    Ce soir il tintinnabulait au gré de la marche. L’homme qui la précédait se retourna le regard courroucé. Discrète, il fallait marcher en silence. La discrétion et la bienséance ne lui ressemblaient guère. D’ailleurs son amoureux (celui pour qui elle courait au devant du danger) l’aimait pour cela. Elle l’avait rencontré lors d’une marche pour la paix. C’était un homme engagé, un militant. Sa faconde, son goût du risque, l’art de jeter toutes ses forces dans la bataille l’avait séduite mais aussi, sa carrure imposante, son visage énergique et dur que démentait la bonté de ses yeux. Cette excursion de nuit, dans la montagne était dangereuse. Elle l’avait acceptée pour lui, pour défendre un idéal qu’elle partageait, dont la générosité coïncidait parfaitement avec l’exaltation de son histoire d’amour.

    Elle avait caché les ondes de sa chevelure dorée sous un béret, mis des vêtements sombres, évité de parler mais, le collier non, elle ne voulait pas s’en séparer. Il était son porte-bonheur. Une part d’elle-même.

    Les larmes lui montaient aux yeux. Elle ne cèderait pas aux injonctions de l’homme. Il avait beau grogner entre ses dents que les femmes ne servent à rien et ralentissent la marche avec leur fichue coquetterie, elle ne faisait pas plus de bruit que lui avec son bâton ferré et ses godillots de montagne.

    Cela faisait des heures qu’ils luttaient pour gravir le sentier abrupt des contrebandiers. Ils étaient presque au sommet et apercevaient les lumières de la ville dans la vallée. La ville où leurs compagnons espéraient fébrilement leur venue.

    Ils étaient presque arrivés devant la cache fermée par un éboulis de pierres. Là où s’entassaient le stock d’armes. Il fallait faire vite, se charger des caisses qui contenaient fusils et pains de dynamite, pour rejoindre au refuge, près de la frontière, les combattants qui les recevraient. Ils espéraient que tout se passerait sans incident car deux semaines auparavant, une patrouille phalangiste avait démantelé une colonne de partisans, pas loin de là, sur un autre versant.

    Les caisses pesaient lourd et son collier la gênait. Elle ne l’ôterait pas. Ce soir, il lui avait encore porté chance. Et d’autres voyages l’attendaient, elle et les passeurs d’armes de la guerre d’Espagne.

    Elle en refit quelques uns, malgré la répression qui s’intensifiait. Ce soir là, elle était fiévreuse et resta allongée dans sa chambre d’hôtel. Tout était prêt. Les hommes allaient repartir bientôt, sans elle. Son amoureux hésita à quitter son chevet. Il la regarda avec inquiétude en remontant le drap sur ses épaules. Elle le rassura. Pour une fois, lui et ses compagnons se passeront de son aide. Son collier était posé sur la table de nuit. Quand elle voulut s’en saisir avant de s’endormir dans l’odeur de cire et de lavande de la petite chambre. L’air entra par la fenêtre et la fit frissonner. Le fil du collier, pourtant solide se cassa et les perles ambrées roulèrent en faisant un bruit assourdissant sur le carrelage froid. Un bruit qui masqua les tirs des fusils mitrailleurs dont l’écho se répercuta de loin en loin sur les flancs de la montagne.

    Claude Romashov

     

     

    En attendant le vent

     

    Un tout petit chemin serpente doucement,

    Sauvage, parfumé, il court négligemment

    Puis, joue à cache-cache au pied de la colline

    Au loin on aperçoit une pauvre ruine,

    D'un vieux moulin à vent.


    Un pan de mur déjà, s'est un jour écroulé,

    Les herbes ont envahi, le cers (1) a déboulé,

    Cruel et sans merci, il a brisé ses membres,

    Secoué, transpercé, en ce mois de décembre,

    Il est là, le moulin à vent.


    Le meunier certain soir l'avait abandonné

    Sans regret, sans remord, dans ce lieu vallonné.

    Il n'a plus qu'un secours, son amie la renarde,

    Qui vient rôder ici, et bien qu'un peu roublarde,

    Console le moulin à vent.


    C'est une bonne amie, car elle le comprend,

    Il arrive à rêver, il oublie le présent,

    Tous ses maux, ses malheurs, sa grande solitude,

    Le mal qu'on lui a fait, avec ingratitude.

    Il est triste le moulin à vent.


    Dans un sursaut d'orgueil, il ne peut s'empêcher,

    D'espérer que quelqu'un viendra tout défricher,

    Les ronces, les buissons, et les herbes rebelles,

    En attendant le vent qui tournera ses ailes,

    Optimiste est le moulin à vent.


                         cers : vent local qui souffle sur le bas Languedoc.

    Arlette Homs

     


     

    Radio

     

    Voiture. Autoroute. Radio en sourdine.

     

    — Il y aura qui chez ta mère ?

    — Mes deux frangins, mes oncles Pierre et Stéphane…

    — Elle sera là ta tante ?

    — Laquelle ?

    — Léa.

    — Évidemment puisque Pierre sera là ! Je te rappelle qu’ils sont mariés, ma chérie.

    — Elle va encore nous poser des questions…

    — Et alors ?

    — J’aime pas. Ça devient gênant. Elle dit qu’après huit ans de mariage, on doit avoir des enfants.

    — Laisse-la dire. On s’en fout.

    — Non, Julien, on s’en fout pas.

    — On va pas recommencer ?

    — Et pourquoi pas ?

     

    Voiture. Autoroute. Il a monté le volume de la radio.

     

    Franck Garot

     

     

      

    Soirs de confidences


     Quand je parle à ton cœur, que la vie a froissé

         En cette fin du jour où le bonheur s’effeuille

    J’aimerais que les mots au soyeux de ma feuille

          Brodent l’or de tes yeux de rêves enlacés .

     

    Quand je parle à ton cœur, aux soirs de confidences

          Où dansent les reflets que filtre l’abat-jour

           Renaît dans ton regard où s’éveille l’amour

                Une aube de lumière en sa magnificence.

     

    Quand je parle à ton cœur, qu’un doute effleure encor

             Ecoute les échos, au chant de mes -je t’aime- .

                 Dans le lit de la nuit où éclot mon poème

            Chaque vers est musique au clavier de ton corps .

                                 Jean-Pierre Michel

     

     






    Incertitudes


    J'aime entendre le coq dans mon demi-sommeil

    Il me dit que le jour est à moins de deux heures ;

    Et mes craintes s'en vont, seule ma joie demeure :

    De pouvoir contempler le monde à son réveil.

     

    Oh, le chant des oiseaux dans un champ de soleil!

    Sur le moindre rameau, c'est la rosée qui pleure ;

    Quand le premier rayon touche notre demeure,

    C'est un enchantement à nul autre pareil !

     

    Le bouleau, dans la brise, a des bras qui s'étirent ;

    Au moindre souffle d'air, ses feuilles qui respirent

    Laissent voir un instant leur revers argenté ;

     

    Bientôt, c'est le jardin tout entier qui s'enflamme,

    Dont chaque goutte d'eau se met à miroiter

    Et j'ai le sentiment de voir flotter mon âme.


    Louis Delorme
    (autoportrait orange)

     

     


         

    Dernière rose 


    En sa robe de feu, cette dernière rose

    Perdue en fin d'été, d'effluves distillés

    Son parfum capiteux, lançait pour nous charmer

    Afin de nous séduire, en une apothéose.

     

    Corolle pourpre offerte aux ultimes rayons

    D'un astre à son déclin, elle craint qu'il n'exhale

    Une brise glacée, enfin, farce finale

    N'emporte sa beauté, la vêtant de haillons.

     

    En effeuillant au vent, sa tenue veloutée,

    Avant que cet hiver, la réduise à quia

    Quelques pleurs de rosée, y jetaient leur éclat

    Perles de diamant, sur sa face moirée.

    Colette Rigoulot

     

     

     

    La vespasienne

    Sous les ombrages frais des arbres verdoyants,

    On entendait jadis, se mêlant à la rue,

    Le murmure de l’eau puis les airs clapotants

    De la vespasienne aujourd’hui disparue.


    Car sans compassion, malgré mon désaveu,

    Des tâcherons armés de folie novatrice

    L’ont lâchement détruite et provoqué l’adieu

    De ce qui incarnait ma fée libératrice.


    A sa place, ô blasphème, existe, vil suppôt,

    Un édicule ingrat qui vous tend sans vergogne

    Sa lézarde à monnaie, pour recueillir l’impôt

    Qui de Vespasien fut la triste besogne.


    Au zénith de l’urgence, on peut le déplorer,

    Je n’entrerai jamais dans cet antre aseptique

    Où la porte vous claustre, où la brosse à curer

    Se livre à je ne sais quel geste automatique.


    Aussi, quand vous verrez un passant agité,

    Réprimant sans espoir la crampe pelvienne,

    Vous pourrez dire alors, empreints de gravité,

    " C’est lui qu’on a privé de sa vespasienne ".

    René Lallement

     

    Martina Scanavinovich

     


  • Commentaires

    1
    Mercredi 18 Novembre 2009 à 03:31
    Suzanne est une fée et Patrick un magicien. Merci pour l'enchantement et félicitations aux artistes pour les fleurs poétiques de ce feu d'artifice.
    2
    Jean-Pierre
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Voilà un bouquet aux multiples parfums qui est beaucoup plus qu'un succès d'estime pour Calipso. Cette vitrine, où se marient poètes, nouvellistes et peintres est un signe prometteur pour l'avenir. Je vois peu de blogs nous offrir un panel de couleurs aussi somptueux. Un grand merci au barman Patrick et à son assistante Suzanne pour avoir oeuvré de concert au bon déroulement de ce Bal des 500, qui a permis d'établir des contacts entre participants. Il est plaisant de penser que dans l'avenir, une telle expérience avec d'autres participants, puisse se renouveler pour le plaisir de tous.
    3
    Yvonne Oter
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Grâce à la magie, le talent et surtout le travail de Suzanne et Patrick, j'ai été embarquée dans le bal des 500, moi qui ne danse jamais, ou pas souvent.
    Je voudrais dire à nos deux hôtes combien ce fut un grand honneur pour moi d'être impliquée dans cette aventure qui nous a présenté tant de talents variés. A vous deux, donc, 500 mercis!
    4
    Jean-Pierre
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Ce langage de fleurs dans "Les caprices d'une rose"est très capiteux. Le parallèle avec une "belle" en chair et en os, l'est aussi...Félicitations, Louis.
    5
    Alex
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    A défaut d'être un plaisir de bouche, ce plat de choix est un régal pour les yeux et pour l'esprit. Puis-je me permettre de demander un peu de rab sans être taxé de goinfrerie...
    6
    Jean-Pierre
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Mille excuses, Johanne, je me suis trompé de nom après la lecture de ton texte"Le caprice de la rose" Reçois donc de nouvelles félicitations plus conformes pour réparer un moment d'inattention.
    7
    Delphine
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    UNE VRAIE FEERIE !!!
    Compliments à toute l'équipe de CALIPSO : les organisateurs de ce somptueux bal, et ses merveilleux acteurs qui ont su si bien nous faire danser.
    8
    Christiane
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    C'est l'éternelle question que se pose l'être, face à l'immensité de l'espace qui l'entoure pour chercher ses repères. Très beau poème Irène.
    9
    ANNA
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Quel festival ! Magnifique journée très froide mais toute ensoleillée grâce à nos deux magiciens, Patrick et Suzanne. Des milliers de BRAVOS pour ce grand moment de bonheur débutant par cette très belle chanson, et encore mes félicitations à tous les talentueux artistes.
    10
    Jean-Pierre
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Ce regard porté sur la nature dans son épanouissement et la jeune fille en fleur... est un regard de poète. Il est dommage que notre belge préférée ne nous fasse pas la grâce de nous offrir un petit quatrain de son cru en pareille circonstance.
    Beau portrait de cet homme mature qui goûte le fruit défendu pour en garder une blessure vive. C'est peut-être aussi le miroir de sa jeunesse qui s'enfuit...
    Bravo, Yvonne

    Un jour, sa jeune amie a déployé ses ailes
    Pour prendre son envol vers un futile ailleurs
    Il garde le parfum, aux rives de ses pleurs
    De ces printemps perdus, lorsqu'il repense à Elle
    11
    jackie
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Tout au long des jours, aux sons d'accents mélodieux des chansons, des grappes de mots et de lumières sont descendues de la voûte étoilée du Café Calipso, éblouissant la piste de danse de tous leurs feux, revenant à nouveau fouiller tous azimuts de leurs rayons d'or pour embraser en un somptueux feux d'artifice cette dernière page. Inoubliable !
    12
    Violette
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    EBLOUISSANT ! Ces artistes sont tous aussi talentueux les uns que les autres.
    13
    Axel
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Partir en compagnie des jolis vers de Sylvie doit être une agréable promenade.
    14
    Flo
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Et aussi avec René Lallement avec qui on ne doit pas s'ennuyer un seul instant.
    15
    Laure
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    CALIPSO : la classe !
    16
    claude
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Je voudrais sincèrement remercier Patrick et Suzanne de l'invitation au café de la rime, de la prose et de la peinture réunis. Ce fut un enchantement.
    17
    Colette
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27

    Je ne voudrais pas que calipso se termine avant d'avoir remercié et félicité les organisateurs de ce blog calipso.Je pense que c'est une réussite ce mélange de tous les arts.

    18
    Jean-Pierre
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27

    Magnifique mariage entre l'onde et le buste féminin. Il est dommage que cette ravissante ondine n'ouvre pas les yeux. Je crois que j'aurais aimé sombrer avec elle, dans les abysses marines...Bravo, Martina. A quand l'expo?

    19
    martina
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    MERCI MERCI MERCI ET ENCORE MERCI au poète. Que de galanterie ! Mais pour l'expo, je ne me sens pas encore vraiment prête.
    Martina
    20
    Sylvie
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27

    Un grand merci pour cette très belle et heureuse initiative qui nous a permis de découvrir ou redécouvrir toute une riche palettes d'artistes ....

    21
    Jean-Pierre
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Il est bon que Olivier nous rappelle que la vigilance ne doit pas faiblir quant à la qualité de la langue française. La poésie est le dernier rempart où les mots font encore rêver.
    Le texte d'Yvonne avec "Lisa" nous offre ainsi un bouquet de poésie pour nous laisser effeuiller les mots pour notre plus grand plaisir.
    Martina, avec sa deuxième peinture, nous fait aussi rêver.La poésie est partout. Elle est en chacun de nous.


     
    22
    Yvonne Oter
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Jean-Pierre,
    Grand-mère sipour toussait comment taire éloge yeux. Veut nan dun âme moureux deux lalangue franc sait ze, saha ancorre + deux valent heur!
    23
    Lastrega
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Prends garde Yvonne de mon coeur : tu pourrais provoquer la ire -et à juste titre-de Monsieur Olivier FURON-BAZAN, grand défenseur de notre belle langue. Car j'admissionne à la rigueur qu'on n'écriture plus comme Mme de Sévigné ou Chateaubriand, qui apparitionnent quelque peu dépassementés aujourd'hui, mais je ne peux m'empêcher d'en être profondément navrancée.
    J'espère que tu révisionneras ton commentaire avant que Jean-Pierre, amoureux des beaux mots et de ta prose, ne le lise, Ô toi, Yvonne, qui tant sait si bien d'habitude conjugaisonner le verbe.
    24
    Lastrega
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Et puisque "le poète a toujours raison, qui voit plus haut que l'horizon", valsons une dernière fois, amis poètes, en compagnie de Jean Ferrat et Aragon... en attendant le retour de notre barman préféré.

     http://www.youtube.com/watch?v=WZaXuFzi4Rw
    25
    olivier FURON-BAZAN
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Une excellente initiative et un très bon travail de la part de tous les acteurs de cette soirée. Je profite de ce petit commentaire en vous rappelant que nous sommes tous les poètes en danger et vous engage à vous mobiliser pour la défense de la Langue Française. Le rendez-vous poétique de CABOURG que la Société des auteurs et Poètes de la Francophonie organise avec EUROPOESIE et un certain nombre d'associations se regroupant ( 3-4 juillet 2009) compte sur vous pour venir s'exprimer en Normandie. Renseignements: M. René LE BARS ( 0652 21 51 88) ou Olivier FURON-BAZAN ( 06 62 50 68 21). En attendant, il faut lire le bulletin officiel du Ministère de l'Education Nationale hors série n°3 du 19 juin 2008 qui précise que l'orthographe révisée est la référence et le bulletin officiel toujours de l'éducaion nationale spéciale n°6 du 28 août précise que  "pour l'enseignement de la Langue Française, le professeur tient compte des rectifications orthographiques proposées par le rapport du Conseil supérieur de la langue française, approuvées ( en fait désavouée,  lire la revue de l'ASSELAF ( N°48) éditorial de Philippe de Saint-Robert) par l'Académie Française)....Visiblement notre langue française devient menéce à son tour...
    26
    Jean-Pierre
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Avec ce texte haut en couleur... notre nouvelliste-poète belge du Lot est in the wind, grand-mère oblige!
    27
    Lastrega
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Je reçois régulièrement le bulletin d'information concernant les rencontres poétiques et les concours (poésie, prose, nouvelles) de Madame Diane Descoteaux, une canadienne très connue internationalement, et particulièrement au Japon, car elle est une grande spécialiste des haïkus. Elle fait connaître les poètes fracophones de part le monde.
    A propos justement du rendez-vous poétique de CABOURG, manifestation poétique qui s'inscrit dans le cadre de la défense de la Langue Française et annoncée par Monsieur Olivier FURON-BAZAN, Président de la Société des Auteurs et Poètes de la Francophonie (et que j'ai reçue également par l'intermédiaire de Diane Descoteaux), je me permets de signaler une petite rectification. En effet, ce rendez-vous aura lieu les 3 et 4 juillet 2010 (et non en 2009, bien entendu).
    Par son communiqué, dans son bulletin n° 4 de décembre 2009, Olivier nous demande également de faire connaître le concours Charles LE QUINTREC, qui récompense les participants du FLORILEGE 2010. Ce concours distinguera les meilleurs poètes : poésie classique, poésie néo-classique, poésie libre-prose poétique, mais aussi un Prix Spécial Jeunesse et un Prix International.
    Pour tous ceux qui désirent en connaître le règlement, je le leur ferai parvenir (demander mon adresse e-mail à notre barman préféré).
    28
    Lastrega
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Et justement, alors que je vous parlais de Diane Descôteaux, elle venait de recevoir le titre d'Ambassadrice de la Littérature à la Maison Naaman de la Culture au Liban.
    Aux dernières infos, elle nous invite à jeter un coup d'oeil sur le site de June, un jeune slameur canadien, amoureux de poésie et de rap. Le 16 octobre dernier, il interprétait "Un train d'enfer", au Centre Culturel Georges Vanier à Châteauguay au Sud-Ouest de Montréal (Québec-Canada). Lisez sa bio, ses paroles et sa musique : c'est beau...

    www.junerep.com

    info@junerep.com

    www.myspace.com/junerep

    http://www.youtube.com/watch?v=wzk6wiyC41Y



    29
    Solange
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Ce poème est magnifique!
    30
    Jean-Pierre
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Voilà de la poésie qui veut dire quelque chose et qui nous interpelle.Tu nous gâtes, Suzanne, avec les poèmes de cette anthologie que tu as reçue avec ton diplôme. Félicitations.Tu es sur tous les fronts, armée de ta belle plume d'or.Une femme orchestre en quelque sorte.Si tu reprends la mer, ne l'oublie pas. Tu nous apporterasas encore bien des surprises avec ton journal de bord.
    31
    Lastrega
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Veux-tu que je te dise, Jean-Pierre... je trouve qu'en Italien, ces poèmes sont encore plus beaux car la musique en est encore plus belle. Qu'en pense le poète ?
    32
    Jean-Pierre
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    J'en conviens!Cette langue chantante est agréable à lire, mais, elle a encore plus de force quand on l'écoute. Dans nos associations, nous avons quelques poètes d'origine italienne. Il leur est toujours demandé de lire leurs poèmes dans les deux langues. C'est un régal! Je vais tenter de leur lire ces deux poèmes dont tu as fait le choix pour calipso...dans la version originale. J'espère qu'il n'y aura pas trop de sifflets... 
    33
    Lastrega
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Si tu ne connais pas bien la prononciation de la langue italienne, il serait préférable, mon cher Jean-Pierre, de faire lire ces deux petites merveilles par un poète italien. Sinon, on va te chanter "Ramona". Che disgrazia !
    34
    Lastrega
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Bon, un internaute me dit qu'on n'arrive pas à lire. J'essaie à nouveau :

    Visitez le lien suivant :
    http://www.youtube.com/watch?v=wzk6wiyC41Y
    Vous pouvez aussi jetez un coup d'œil à mon site internet : www.junerep.com

    June

    info@junerep.com
    www.junerep.com
    www.myspace.com/junerep

    35
    Lastrega
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27

    Ca s'appelle" un train sans frein" et pas "un train d'enfer"... scusi !



    http://www.youtube.com/watch?v=wzk6wiyC41Y

    Un train sans frein

    Après toutes ces tentatives suicidaires, la locomotive fut la dernière. De ta seule vie que tu te prives, frère. Déchirant d’t’imaginer en morceaux. Te jeter devant le train n’a rien fait de bien maintenant que tu es zéro. La peine règne chez les tiens, c’est ça que tu voulais peut-être. C’est vrai qu’on se sent compris que par tellement peu d’Êtres. Cette télé montre la honte, qu’on peut tout se permettre. Faisant oublier qu’on est en train de s’endetter, se compromettre. Chienne de réalité, qu’elle aille se faire mettre. Pourquoi pas toi qui vivrais comme un roi. C’est quoi l’affaire ? T’aurais aimé prendre des décisions sans effet secondaire. En banque des millions, tu serais le titulaire. Mais c’est autrement plus différent. L’argent tout le temps l’argent, nous dirige comme un sergent. Tanné de planer, d’essayer d’oublier ta vérité fanée depuis des années. L’éviter t’a paru plus facile. Plus de deel, plus de d’bile. La mort règle ton sort te faufile.

    Sylvain, tu gardais tout en dedans. Te cachant derrière ton air content. Près à faire rire, un délire constant. Souriant on aurait dit une auréole. Tu étais souvent rempli d’alcool, grosse bagnole. Mais tu as perdu ta boussole dans ta cadence folle. Man ! On ne peut pas toujours tout avoir. Vouloir la foire, pouvoir s’asseoir. Se pousser à la balançoire quand qu’on le désire. Que ton histoire se fasse voir, connaître la gloire comme Daniel Lemire. Confrère, le mal que t’as accompli hier. Allie des traits d’animal, aujourd’hui ça fait mal. Clair que c’est normal. T’aurais dû réfléchir au pour et contre pas mal et ne pas refaire les mêmes erreurs au décimal. Qu’est-ce qu’il t’a pris? Maximal avec ce que tu as pris. Ton esprit, peut-il me dévoiler ce que tu as appris de cet acte d’horreur. Regarde ta blonde en douleur. À l’église tout le monde pleure. Ça me fait plus qu’un pincement au cœur. De voir ta photo sur le tombeau avec ton beau sourire de farceur. Dans mon fort intérieur, je suis sûr que tu aurais pu te sortir de tes malheurs.


    PS. Dommage pour les autres liens (bio....), ça n'a pas l'air de fonctionner.

    36
    Lastrega
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27
    Une belle surprise ce matin au courrier : en plus du diplôme, d'une très belle récompense et d'une revue pour un concours dans lequel j'ai été lauréate, j'ai reçu un luxueux recueil de 40 poésies intitulé "Mezza Voce" de THERESE DE VOS. Chaque poème est écrit en français et en italien (traduit par Livio Missir de Lusignan). Et bien que "le bal des 500" consacré surtout à la poésie soit terminé, je n'ai pu résister au bonheur de transcrire sur cette page ce merveilleux poème sans titre :

    Nous nous posons souvent
    des questions de riches :
    "que faire de nos talents ?"

    Qu'a bien pu faire de ses talents
    l'enfant des rues livré à lui-même,
    petit vagabond que personne n'aime ?

    Que peuvent-ils faire de leurs talents
    ceux que l'on réduit en esclavage,
    celles dont on abuse et livre au servage ?

    Pouvait-elle sauver son âme parfumée
    la pivoine arrachée au matin
    et lâchement privée de rosée ?

    ---------------------

    Spesso ci poniamo
    domande da ricchi :
    "che fare dei nostri talenti ?"

    Che ne fece dei suoi
    lo scugnizzo abbandonato,
    piccolo vagabondo che nessuno ama ?

    Che ne possono fare quelli
    che vengono ridotti in schiavitù
    quelli di cui si abusa privandoli di libertà ?

    Potrebbe salvar l'anima sua profumata
    la peonia strappata al mattino
    e di rugiada vilmente privata ?

    ------------------

    37
    Lastrega
    Samedi 23 Août 2014 à 18:27

    Et puis aussi celui-là :


    Solitude,
    mon refuge,
    mon jardin embaumé,
    ma source
    aux transparences de ciel,
    mon bel oiseau
    en quête d'essentiel.

    Solitude,
    ma maison de sapin
    où noirs et blancs
    se rencontrent
    et se donnent la main.

    Solitude,
    mon désespoir,
    ma plaie toujours ouverte,
    adorée et maudite
    si tu me combles, si tu m'anéantis,
    loin des rivalités et des haines
    je te choisis.

    ---------------------

    Solitudo,
    il mio rifugio,
    qual giardino in fiore,
    sorgente dai riflessi del cielo,
    uccelo alla ricerca
    dell'essenziale.

    Solitudo,
    mia casa di pino,
    dove neri e bianchi s'incontrano
    e si dàn la mano.

    Solitudo,
    terra senza speranza,
    piaga sempre aperta,
    adorata e maledetta,
    anche se mi colmi di felicità,
    se mi distruggi,
    lontano dagli occhi
    e dalle rivalità
    per te io voto.

    ---------------------------

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