• Grandeur d'âme

    Huitieme-9275.JPG

     

    Le poète

    Anestis Evangelou

     

     

    Il est monté jusqu’au plus haut sommet

    Comme sa voix, oiseau blanc dans le ciel

    Au pied des monts la foule immense qui fourmille

    Elle écoute la voix qui s’élève toujours

    Le cercle se resserre Ils tiennent des bâtons

    Brandissent des couteaux des pierres, se rapprochent

    On entend des clameurs Tuez-le

    Commencent à tomber dru les premières pierres

    Au soleil luisent les couteaux

    Il le sait c’est sa fin

     

    Mais sa voix,

    Oiseau blanc, volait haut dessus leurs têtes

    Hors d’atteinte des cris de haine et des couteaux.

     

     

    Traduction Magali Duru,

    d’après l’original grec et la traduction anglaise de M. Byron Raizis 

     

    Evangelou.jpg Anestis Evangelou (1937-1994), was born in Thessaloniki. He made his literary debut in 1960 with a collection of poems, Description of Eviction. He subsequently published another seven volumes of verse: Breathing Method (1966), Bloodletting ’66-70 (1971), Poems 1956-70 (1974), Interval (1976), Hai Kai (1978), Denuding (1979) The Visit and Other Poems (1987), and The Snow and Devastation. In 1988 he published his collected poetry in The Poems: 1956-1986. He also published a work of fiction, The Hotel and the House (1981, revised and enlarged in 1985), a collection of literary reviews, Reading and Writing (1981), and an essay, Nine Interpretations of Poetry and Poetics (1990). His work has been translated into many languages.

     


  • Commentaires

    1
    Vendredi 15 Juin 2012 à 16:00

    Bravo et merci à Magali pour cette traduction qui me permet d'entendre cette belle voix que je ne connaissais pas.

    2
    joël H
    Samedi 23 Août 2014 à 18:08

    Certaines voix portent loin à travers l'espace et le temps mais les foules sont sourdes, folles et ne veulent pas savoir ... Merci Magali pour cette belle traduction d'un poète que je découvre grâce à toi.

    3
    Annick
    Samedi 23 Août 2014 à 18:08

    Le poète a dit la vérité...

    C'est fâcheusement vrai. Meutre physique ou symbolique, mais meurtre

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