• Les jours d'après.

    Sortir de l’ornière. Réagir. S’engager. Partager. Tant pis si la raison était émoussée par l’émotion, si la pensée n’était pas affutée, si l’analyse se ferait à rebours. On ne pouvait pas faire autrement.

    Aujourd’hui, nous pouvons seulement donner à entendre que ce qui s’est passé chez Charlie, au supermarché Cacher ou dans la rue ne nous a pas rendus sourds ni aveugles, que d’une manière ou d’une autre c’est passé en nous et que chacun accuse le coup de façon singulière.

    Nous avons été des millions de par le monde à nous lever sans chercher à faire feu de tout bois, à ne pas se réfugier dans un « à quoi bon ? » Des millions à s’abstenir de discourir face à l’horreur et au vide qu’elle crée, des millions pris dans la tourmente de la tristesse et de la rage, des millions à refuser aussi d’être gouverné par le ressentiment, des millions et des millions à vouloir quoi qu’il advienne, rire, rêver et créer encore et encore, bref des millions épris du désir de faire place à la parole et à donner du corps à nos existences.

    Demain, nous serons quelques-uns au café à nous lancer dans l’aventure d’un nouveau « 100 jours » quelques-uns à vouloir faire crédit à l’imagination et à la liberté d’expression…    


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